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Fiche de révision philosophie - Philosophie et vérité
- Etymologie du mot « philosophie » : « philo-sophia » : amour de la sagesse.
o Désir, tendance à rechercher.
o Sagesse : a) sens théorique : savoir ; b) sens pratique : bonheur, art de vivre
Le philosophe cherche le savoir afin de vivre bien, de vivre d’une manière digne d’un être humain, et afin d’être heureux.
Cela le distingue du savant : il refuse tout dogmatisme. Le philosophe doute.
monde des apparences, phénomènes ; ce n’est qu’une illusion, l’opposé de la vérité
o monde intelligible : monde accessible à l’intelligence ; synonyme : monde des Idées ; c’est le monde
réel, véritable (réalité et vérité sont ici synonymes)
o Désir, tendance à rechercher.
o Sagesse : a) sens théorique : savoir ; b) sens pratique : bonheur, art de vivre
Le philosophe cherche le savoir afin de vivre bien, de vivre d’une manière digne d’un être humain, et afin d’être heureux.
Cela le distingue du savant : il refuse tout dogmatisme. Le philosophe doute.
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- Sophiste : personne de l’antiquité qui se faisait payer pour enseigner ; apprennent à parler à la jeunesse
d’Athènes, non pour parvenir à la vérité, mais afin d’emporter l’adhésion sur l’agora. Parole mensongère.
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- Opinion (doxa) : en philosophie, thèse que l’on affirme être vraie, sans l’avoir justifiée auparavant.
Synonyme de croyance, de préjugé. Absence de pensée véritable, s’oppose à la réflexion (et bien entendu à
la philosophie).
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- Maïeutique : « art d’accoucher les esprits ». Désigne le dialogue socratique. Socrate interroge le commun
des mortels de manière ironique, en prétendant ne rien savoir. Cf. « ce que je sais c’est que je ne sais rien ».
En soumettant les autres à la question, Socrate cherche à faire sortir la vérité qu’ils ont en eux sans s’en
rendre compte. On utilise la question « qu’est-ce que » et normalement on ne se prononce pas.
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- Dialectique : a) art du dialogue de Socrate ; b) chez Platon, démarche par laquelle l’homme s’arrache à la
connaissance sensible pour parvenir progressivement à la connaissance du monde intelligible. 3 étapes :
dialectique horizontale, contemplative, descendante.
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- Monde sensible et monde intelligible (Platon) :
monde des apparences, phénomènes ; ce n’est qu’une illusion, l’opposé de la vérité
o monde intelligible : monde accessible à l’intelligence ; synonyme : monde des Idées ; c’est le monde
réel, véritable (réalité et vérité sont ici synonymes)
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- Idée (chez Platon) : une Idée est quasiment synonyme de définition mais si on la connaît par l’intelligence, ce
n’est pas une idée au sens où elle serait une modification de l’esprit. Elle désigne l’ensemble des points communs à chaque chose. C’est ce qui fait, par exemple, qu’une chose est belle (l’Idée de Beau). C’est aussi ce qui se cache derrière les apparences sensibles, et ce qui en est à l’origine.
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- Scepticisme : de « skepsis », « examen ». Doctrine philosophique qui consiste à dire que rien n’est sûr ; à
l’extrême, que l’homme ne peut rien connaître. Il n’y a pas de vérité, contrairement à Platon.
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- Phénomène (chez les sceptiques) : forme de réalité qui se crée lorsque le sujet connaissant entre en contact
avec la réalité ; masque, écran, qui s’interfère entre moi et la réalité.
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- Epochè (sceptiques) : suspension de jugement (je ne me prononce pas sur la réel mais je dis qu’il apparaît tel
selon moi).
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- Relativisme : thèse selon laquelle la vérité n’existe pas (mais « à chacun sa vérité »)-commune aux
sceptiques et aux sophistes.
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- Ataraxie : tranquillité de l’âme ; chez les sceptiques, obtenue grâce à l’épochè.
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- Hypothèse du malin génie de Descartes : si un malin génie s’amusait à nous faire croire que le monde
extérieur existe alors qu’il n’existe pas, comment pourrait-on jamais se rendre compte de cette
hallucination ?
La vérité
(le cours est réalisé par plusieurs sources)
intro1. Vérité, réalité et jugement - Lorsque saint Thomas définit la vérité comme "adéquation de la chose et de l'esprit", il en propose une conception que paraît confirmer l'expérience quotidienne. Lorsque je dis "Il pleut", on estime que je dis vrai si, au moment où je parle, la pluie tombe effectivement : il y a donc accord entre l'expérience et le langage.
- Dans ce cas, la vérité qualifie ma proposition, ou mon jugement, et non la pluie. L'"adéquation" attendue concerne non "la chose" en elle-même, mais ce que je peux en dire. La chose n'est pas vraie ou fausse : elle est ou n'est pas, et le fait que je puisse en parler faussement ne modifie pas sa présence. Si je dis "Il ne pleut pas" au moment même où la pluie tombe, celle-ci ne s'interrompt pas, et c'est bien mon jugement qui est faux, tandis que la pluie continue à être.
- Dans la mesure où la vérité est une valeur, elle ne peut en effet appartenir aux choses, puisque celles-ci n'acquièrent de valeur qu'en raison du projet qu'une conscience forme à leur égard. La vérité appartient donc au langage, c'est-à-dire à la façon dont l'esprit rend compte de son rapport aux choses.
2. Vérité formelle, vérité matérielle - En logique classique, le principe de non-contradiction m'interdit de formuler simultanément et à propos du même objet une affirmation et sa négation. Je ne peux rationnellement dire "Il pleut et il ne pleut pas" - du moins relativement à ce dont m'informe ma perception quant au milieu proche. Je n'ai donc une chance de dire vrai qu'en respectant certaines règles.
- Ces règles sont celles de la logique, et elles sont bien les seules à considérer dans les discours qui n'évoquent pas d'objets - par exemple en mathématiques -. La vérité est alors qualifiée de formelle, puisqu'elle ne s'intéresse qu'à la forme du discours, à sa cohérence interne. En partant d'un certain nombre de propositions premières, je devrai respecter les règles de la déduction pour élaborer toutes les propositions ultérieurement possibles. La rigueur qui caractérise cette vérité formelle a durablement fasciné la philosophie : Descartes en déduit que l'évidence est le critère même du vrai, mais l'évidence, outre qu'elle risque d'être subjective, ne caractérise pas nécessairement les axiomes, et dans les cas où une démonstration est très longue, elle n'est pas davantage présente.
- Lorsque le langage évoque les choses du monde, il faut garantir que les termes ou symboles utilisés sont adaptés à ce que je saisis du monde. Cette vérité matérielle ou empirique suppose qu'à chaque élément de l'expérience correspond un symbole - dont la définition doit être stricte et complète : aux exigences de forme s'ajoutent celles concernant le "contenu" du langage. C'est le cas dans toutes les sciences, étant admis depuis Kant que leur discours vise, non les choses en elles-mêmes, mais bien ce qui nous en apparaît (les phénomènes).
3. Des vérités non scientifiques - En affirmant que notre connaissance est déterminée par la structure de notre esprit, Kant prend soin d'indiquer qu'au-delà reste ouvert le domaine de la pensée. C'est donc cette dernière qui, dépassant l'expérience, doit élaborer la métaphysique, puisqu'elle n'est constituée que d'idées pures. Comment, dès lors, prétendre accéder à des vérités métaphysiques ? Ne risque-t-on pas, en l'absence de tout garde-fou, de dire n'importe quoi (par exemple, en prétendant démontrer l'existence de Dieu) ? Pour y échapper, faut-il renoncer à la métaphysique ?
- Que la science soit le seul discours qui puisse nous fournir des vérités, c'est ce qu'affirmait l'idéologie scientiste - dont les chercheurs contemporains se gardent bien. On peut admettre en effet qu'une place soit réservée pour d'autres vérités que les vérités scientifiques : vérités morales, religieuses, ou métaphysiques.
- Elles ne peuvent être de simples opinions, injustifiables et susceptibles de refuser toute contradiction. Les vérités de cet ordre sont respectables si elles visent une certaine cohérence, ou sont en accord avec des conduites. Lorsque Kant postule l'existence de Dieu, de l'immortalité de l'âme et de la liberté, c'est précisément pour confirmer la cohérence globale de la morale et du monde, c'est-à-dire en introduisant certaines exigences de la vérité formelle dans une métaphysique privée des critères empiriques de la vérité.
- Qu'il s'agisse donc des vérités auxquelles la science nous donne accès ou de celles dont le domaine est extra-scientifique, c'est toujours vers des propositions valorisées positivement que l'esprit se dirige. La recherche des vérités concerne la dignité de la pensée, et c'est en ce sens qu'elle peut constituer un devoir. A ce dernier comme à n'importe quel autre, il est possible de désobéir (c'est ce que fait Nietzsche en choisissant la vie, s'il le faut, contre la vérité) - mais ce doit être alors en toute conscience de choisir une valeur autre, et non par le fait de l'ignorance pure et simple.
On emploie communément l’expression suivant laquelle " les apparences sont trompeuses " -qui signifie que le réel n’est pas ce qui apparaît, que l’être est au-delà des apparences. Or, il revient à Platon d’avoir formulé le premier de façon " savante " cette distinction. Pour Platon, en effet, il convient d’opposer les apparences à la réalité, ou encore, le monde sensible au monde des Idées. Cette distinction est à la fois ontologique épistémologique, puisque si elle revient d’abord à distinguer divers degrés d’être, elle correspond également à divers degrés de la connaissance. Pour illustrer cette opposition, Platon utilise, dans République, Livre VI, une allégorie, celle de la caverne .Lisez le texte (op.cit.) de " Figure-toi des hommes… " à " ombres des objets perfectionnés. C’est de toute nécessité, dit-il ".Platon imagine des prisonniers enchaînés au fond d’une caverne sombre ; cette caverne symbolise le monde sensible, celui dans lequel nous vivons ; les prisonniers, c’est nous. Platon " montre " que les sons répercutés par les murs de la caverne seraient pris pour les voix des ombres. Ces prisonniers prennent donc pour le réel ce qui n’est que le reflet d’une image. Ils sont dans l’illusion totale. C’est pourquoi le monde sensible est appelé " le monde des apparences " : c’est le domaine de l’illusion. Nous croyons connaître, veut nous dire Platon, le monde tel qu’il est vraiment, mais en fait, nous n’avons accès qu’à son apparence. Platon lui oppose un monde vrai, le monde des Idées.Pour bien comprendre la raison d’être de cette distinction, il faut préciser que Platon s’est voulu l’héritier de Socrate, ce philosophe mis à mort par la cité athénienne, parce qu’il dérangeait les citoyens, et surtout, les sophistes. Contre ces derniers, qui soutenaient que toutes les opinions se valent, Socrate avait inventé un remède : la question philosophique. Forme de questionnement destinée à montrer à ses interlocuteurs que ce qu’ils croient savoir, ils ne le savent pas. Ils n’ont que des opinions (=savoir non fondé, préjugé). Cf. cours d’introduction à la philosophie, sur la maïeutique (début septembre).Socrate posait donc sans arrêt la question " qu’est-ce que ". Exemple : qu’est-ce que la beauté?Platon, Hippias majeurContexte : Socrate dialogue avec Hippias. Ce dernier est en train de raconter à Socrate que récemment, il a emporté un grand succès concernant un discours concernant " les belles occupations auxquelles un jeune homme doit se livrer ". Socrate en profite pour le mettre à la question. Il raconte à Hippias que récemment, en discutant avec un ami, il avait blâmé des choses comme laides, et d’autres, comme belles. Or, quelqu’un lui a demandé : " Dis-moi, Socrate, d’où sais-tu quelles sont les choses belles et quelles sont les choses qui sont laides ? Voyons, peux-tu me dire ce qu’est le beau ? ". N’ayant pas réussi à répondre à cette question (car Socrate " ne sait rien " !), il va donc profiter d’être en compagnie d’un savant, Hippias, qui prétend savoir ce qu’est le beau. Il va revêtir le personnage de celui qui l’a mis dans l’embarras, et poser à Hippias les questions qu’il aurait posées à Socrate s’il avait prétendu savoir ce qu’est le beau." Socrate : dis-moi maintenant, étranger, poursuivra-t-il, ce que c’est que cette beautéHippias : le questionneur, n’est-ce pas, Socrate, veut savoir quelle chose est belle ?Socrate : je ne crois pas, Hippias, il veut savoir ce qu’est le beauHippias : et quelle différence y a-t-il de cette question à l’autre ?Socrate : tu n’en vois pas ?Hippias : je n’en vois aucuneSocrate : il est évident que tu t’y entends mieux que moi. Néanmoins, fais attention, mon bon ami : il ne te demande pas quelle chose est belle, mais ce qu’est le beau.Hippias : (…) le beau, c’est une belle fille(…) Socrate : permets, Hippias, que je prenne à mon compte ce que tu viens de dire. Lui va me poser la question suivante : " allons, Socrate, réponds. Toutes ces choses que tu qualifies de belles ne sauraient être belles que si le beau en soi existe ? ". Pour ma part, je confesserai que, si une belle fille est belle, c’est qu’il existe quelque chose qui donne leur beauté aux belles choses. "La bonne manière de répondre à la question " qu’est-ce que ", ne consiste pas à donner des exemples (dans le cas de la beauté, on ne répond pas à la question qu’est-ce que la beauté en répondant : une belle fille, une belle marmite, une œuvre d’art, etc.). Mais elle consiste à dire ce qu’est en soi, partout et toujours, la beauté, ce qui peut s’appliquer à tous les exemples. C’est une définition, un concept(NB : voilà pourquoi l’exemple est anti-philosophique : il est anti-conceptuel).Platon, réfléchissant sur l’invention socratique de la définition, va dire que le " qu’est-ce que ", c’est l’essence, la réalité, de la chose définie. Ce qui revient à dire que la définition n’est pas qu’une définition de mots, mais une chose réelle. Ainsi, la définition de la beauté, c’est la beauté.La beauté existe, est une entité réelle. Elle est une réalité permanente qui existe indépendamment des mots. Ce n’est pas seulement un mot utilisé pour relier entre elles des réalités individuelles qui se ressemblent, mais elle existe, et est une réalité qui se situe au-delà des choses individuelles qui sont dites être " belles ".NB : c’est un réalisme épistémologique, qui consiste à réifier les concepts ou les significations des mots. Si Platon fait ça, c’est parce que dans le monde tout est en devenir ; ainsi, si je dis de telle femme : " elle est belle ", le problème est que cet énoncé ne sera pas toujours vrai parce que la femme dont je parle peut et va sans doute devenir laide ou moins belle. Ainsi, ce qui gêne Platon, c’est que si on n’a rien de stable, rien ne peut fonder la connaissance ou les définitions. Il faut quelque chose qui soit susceptible de fonder un savoir sûr et certain ; comme dans le monde qui nous entoure, tout change sans arrêt, alors, il faut qu’il y ait un autre monde que celui-ci…Ce genre de réalités générales est appelé " formes " ou " Idées ". Ce sont les modèles, les " archétypes ", dont sont issues les choses du mondes sensibles. Plus précisément, les choses sensibles sont les exemplifications ou exemplaires de ces copies –toujours imparfaits par définition. Exemple : la belle fille est un exemplaire de l’Idée de Beau, elle participe de la Beauté ; mais elle n’est pas la Beauté.L’ensemble de ces Idées forme le " monde des Idées ", séparé du monde sensible qui n’en offre donc que la copie imparfaite. Dans ce monde des Idées, Platon fait une hiérarchie : la plus haute ou plus réelle des Idées, c’est l’Idée du Bien. C’est le but même de la recherche philosophique d’y parvenir, au terme d’une ascension appelée " dialectique ".Lire suite du texte (op. cit.)Platon, après avoir décrit la caverne, va montrer qu’il est possible d’accéder à la connaissance (aux Idées). Il va montrer quels sont les divers degrés de connaissance que l’on doit parcourir pour y accéder ; à ces divers degrés de connaissance, vont correspondre divers degrés de l’être Il faut savoir que la raison pour laquelle Platon fait correspondre aux divers degrés d’être, divers degrés de connaissance, est son réalisme épistémologique (il passe sans cesse de la réalité à la connaissance, pour ne pas dire qu’il les confond !).Conséquence : vous allez voir que pour Platon, une connaissance a d’autant plus de valeur que son objet en a.Il divise cette ligne en différents segments, qui représentent un type d’objets et la connaissance qui les livre. A = objets visibles (connus par expérience empirique) ; B = objets intelligibles (appelés tels parce qu’ils sont connus par l’esprit). A lire suivant la proportion suivante : b est à a comme d est à c, comme B est APremier tableau : niveau ontologique : les divers degrés d’êtreA-genre visible (image) B- genre intelligible (modèle)aImages :Ombres,Reflets naturels, œuvres d’artb
Modèles de a:
Etres vivants et artificiels (un lit, un animal)c
Objet mathématique
(réalisme mathématique : les nombres, les figures, etc., existent réellement, indépendamment de notre esprit, et sont même plus réels que les objets b)d
Idées pures
(Idée de lit, Idée d’animal, Idée de nombre, etc.)Deuxième tableau : niveau épistémologique : les divers degrés de connaissanceIllusion des sens (eikasia)
On confond les images avec les choses qu’elles représentent (Platon n’aime pas les images, il aurait beaucoup critiqué la télé, le cinéma)Croyance (pistis)
On croit que le réel est ce que nous donne notre perception sensible (on confond le sensible avec l'être). Rejoint l'opinion(doxa) qui est un préjugé ("savoir" non fondé)Raison (dianoia) ou
connaissance mathématique = hypothétique.
Opère par définitions, axiomes, théorèmes, dont elle déduit des propositionsIntelligence (epistèmè) ou connaissance dialectique=anhypothétique ; meilleur mode de connaissance : c’est la vision du réel tel qu’il est en soi. Obtenue en s’affranchissant des sens.La perception, l'esprit et la matièreQuoi de plus certain, pour tout un chacun, que la matière ? La matière c’est ce à quoi nous avons affaire dans la perception/ sensation. La matière, c’est pour nous la chose sensible existant en dehors de l’esprit, mais c’est aussi ce qui, par conséquent, offre une certaine résistance, qui apparaît avoir une certaine consistance. Plusieurs questions ou problèmes apparaissent donc, qui lient ces trois notions que sont la perception, la matière, et l’esprit :- la matière est-elle « sensible » ?- se sent-elle, se perçoit-elle ? est-elle quelque chose d’immédiat ou d’inféré par l’esprit ? (différence perception/ sensation)
- existe-t-elle réellement à l’extérieur de notre esprit ?
- avons-nous affaire à quoi que ce soit à l’extérieur de notre esprit (existence d’un monde extérieur)On trouve deux grands problèmes philosophiques, d’ordre à la fois épistémologique et ontologique :(1) celui de la nature de la réalité (ontologique) : tout n’est-il qu’esprit ?
(2) celui de la connaissance de la réalité : l’esprit n’est-il pas à l’œuvre dans la perception du réel ? n’y a-t-il dès lors aucun accès possible à la réalité ?Plan :- « description » du vécu de la perception : perception comme présence de quelque chose, comme renvoi à autre chose que soi ; immédiatement réaliste (il existe quelque chose…) et empiriste (la matière c’est ce que je perçois immédiatement, c’est la chose sensible)- Descartes et le morceau de cire : la conception intellectualiste de la perception dans l’épisode du morceau de cire (Méditation Seconde, §§ 10 à 18) : la matière n’est rien de sensible, elle ne se « sent » pas mais se « perçoit », ou même se conçoit- Berkeley, l’idéalisme et l’immatérialisme : la matière n’existe pas, il n’existe que des esprits (chose + propriétés : croyance en la substance, qui n’est qu’une fiction inventée par l’esprit, une croyance)- Bergson : les difficultés concernant la perception proviennent de la distinction trop tranchée matière/ esprit
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